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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 16:56

 

frontiere.jpg

Images

d'Italie


Quelques dessins côté italien. D'autres décors suivront :

Val di Lonzo, Canavèse, Rivara, Villanova di Asti, Suza, Talucco, Pinerolo...


 

 

Le fort de Fenestrelles

La plus vaste forteresse européenne. Dépôt d’artillerieà l'époque des Croquignard, elle avait auparavant servi de prison entre autre pour les déportés de la "guerre des brigands". Ils y sont morts en grand nombre.

 

 

 

 

Rollières, en plein hiver

 

 

 

Rivara - Canavèse

Rivara.jpgA Rivara, il se passera beaucoup de choses...

 

 

Suze (Susa)

Suze.jpgBrut de dessin

 

DosCouv

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 16:37

  

 

Présentation des Croquignard

et de leur famille

 

 

 

 

 

La famille Croquignard

 

 

 

La famille habite dans le Val chisone, à proximité du fort de Fenestrelles. Elle est composée du père, de la mère, de 2 filles Margharita et Maria et des 4 frères.

 

 

Ce sont de véritables montagnards, cultivateurs, bergers, coureurs de pics et contrebandiers à l'occasion.


A la fin des années 1880, l’Italie connaît une grave période de crise en raison d’une mauvaise gestion des terres et d’un manque de matières énergétiques (notamment de charbon essentiel durant cette période). Elle ne produit pas suffisamment de denrées alimentaires et les italiens sont contraints de trouver hors de leur pays de quoi vivre.

Par ailleurs, les mines et industries des puissances européens (notamment France à la démographie languissante, Belgique et Allemagne) manquent de main d’œuvre. Ils vont donc puiser dans ce réservoir des familles paysannes sans terre du nord de l’Italie. Les ouvriers sans qualifications trouvent aussi dans ces pays d’autres emplois tels que les travaux routiers, les chemins de fer et le bâtiment.

A Briançon, c'est surtout aux usines de peignage de déchets de soie, la schappe, que l'on embauche. A l'Argentière c'est aux usines d'aluminium.


En 1881, à la suite  du traité du Bardo, où la Tunisie passait sous protectorat français au lieu d'une tutelle franco-anglo-italienne, eut lieu à Marseille "les vêpres marseillaises", des bagarres entre français et italiens qui firent 3 morts et plusieurs blessés.

De plus, malgré les violentes répressions qui ont suivi l’assassinat du président Sadi-Carnot en 1894 par l’anarchiste italien Sante Caserio, l'assimilation de la France (ce pays où l’on mange) à une "terre de refuge" a prévalu.
C'est  surtout "le pays où l'on mange".


Au moment des méfaits des Croquignard, les sentiments ont évolué. A aucun moment, on n'a perçu dans les archives un quelconque sentiment anti-italien.

 

 

L’année 1913 détient un record : 872 000 Italiens quittent leur pays.

 

Une jolie citation de Paolo Conte « Les Italiens ne voyagent pas. ils émigrent ».

 

 

 

Les 4 frères


Luigi            Alessandro       Pietro             Ernesto


Leur véritable nom a été volontairement changé afin de ne pas porter atteinte aux éventuels descendants : ils ne sont pas responsables des agissements de leurs ancêtres. Nous gardons cependant un nom à consonance française.

En effet, la vallée qu'ils habitaient était française avant que Louis XIV ne s'en sépare lors du traité D'utrecht en 1713. Ce traité cédait les Escartons d'Oulx, Pragelato et Château Dauphin au Duc de Savoie, victorieux, en échange de Barcelonette. En même temps, cela créait une frontière naturelle d'un point de vue militaire.

Les délits des Croquignard commencent en 1918, d'abord en Italie puis en France.
Frontaliers, ils connaissent bien la France et sont déjà venus y travailler.

Cette connaissance de la région va leur permettre d'échapper longtemps aux recherches entreprises à leur encontre.
 

 
Voici la description faite par Armand Gerbe :

Pietro Croquignard, l'aîné.
"L'aîné, Pierre, âgé d'une quarantaine d'années, était notamment moins robuste ; moins remarquablement découplé que ses frères pour la rude vie de la montagne. Aussi, rompant avec les traditions familiales que nous avons indiquées, il avait abandonné champs et pâturages pour apprendre la profession plus casanière de cordonnier.
C'est pourquoi nous le retrouverons, plus tard, établi, en cette qualité, en France, dans cette commune industrielle de l'Argentière, qui devint en quelque sorte le quartier général français des bandits-fantômes des Alpes.

Pierre Croquignard rachetait cette infériorité physique très manifeste, par des qualités morales, de lutte très remarquables. Il était observateur, patient, ingénieux et rusé. Ces qualités exceptionnelles qu'il dissimulait sous une apparence obséquieuse et bon enfant, il les mit complètement au service de ses frères et nous verrons plus tard comme il devint, pour ceux-ci, un auxiliaire habile, un indicateur précieux, un receleur prudent".

Une personne rencontrée au salon du livre de l'Argentière avait acheté l'ancienne maison de Pietro Croquignard. Il nous a raconté, que quand il a refait l'ancien atelier, il a trouvé, sous le plancher, une cachette faite pour une personne. On se doutait qu'il pouvait accueillir ses frères, mais on ne savait pas comment : il nous a donné la réponse. C'est sûrement pour cette raison, cette cachette ou une autre, que la perquisition faite par les gendarmes n'avait rien donné.

 


ERNESTO Croquignard, le cadet.
"Le cadet, Ernest Croquignard, avait 31 ans. Sa taille était légèrement plus élevée que la moyenne. Trapu, solide, énergique, résultant, il avait un défaut qui le rendait inférieur à ses deux derniers frères pour la lutte qu'il allait être entraîné à entreprendre à leurs côtés. Il était irrésolu et faible de caractère. Lorsque, plus tard, il fût momentanément en la puissance de la justice française, cette tare morale l'entraîna à trahir et à dénoncer certains crimes de ses frères, et par ses déclarations, on connut beaucoup de l'existence mystérieuse de ceux-ci.

Ajoutons qu'en dépit d'une remarquable chevelure châtain clair qui bouclait naturellement, Ernest Croquignard était plutôt laid. Son nez mal dessiné, sa barbe généralement broussailleuse, son regard atrocement louche lui constituaient un de ces visages qui font dire de celui qui le possède : "voilà quelqu'un que je n'aimerai point rencontrer seul, au coin d'un bois !". A la suite d'un accident, Ernest Croquignard avait dû au cours de son jeune âge, être amputé d'un doigt de la main droite. Cette infirmité l'avait rendu impropre au service militaire, en Italie. Ce détail -qu'on le note- à son importance pour la suite de notre récit. Ernest Croquignard ne suivit pas son aîné en France. Il demeura à Mentoulles, exploitant les biens familiaux. Il ne traversa la frontière que plus tard, pour venir prêter main forte à ses autres frères, Louis et Alexandre, alors en lutte ouverte avec la société."

 


Alessandro Croquignard, le chef.

"Le troisième fils, Alexandre Croquignard, n'avait lui que 28 ans. C'était la forte tête, l'homme énergique et audacieux de la famille. Joli garçon, brun, de taille bien prise, il était d'apparence plutôt sympathique. Coureur de montagne, infatigable, connaissant à fond cols, sentiers vertigineux, ravins difficiles ; audacieux, inventif, dur à la souffrance, âpre au gain, inlassable au travail, il était d'un caractère plutôt sauvage.
Plus tard au temps de ses tragiques exploits et de ses sanglantes randonnées, ses concitoyens lui décernèrent le surnom de "
Cadorna", lui reconnaissant par là des qualités de décision et un esprit d'audace que l'on se plaisait à admirer chez le généralissime de l'armée italienne.
La jeunesse d'Alexandre Croquignard, en dépit de quelques manifestations d'indépendance et de misanthropie, avait été relativement calme et laborieuse. Nous serons entrainés à l'examiner en détail, puisqu'elle se déroula en partie en France.
Alexandre Croquignard avait au coeur une passion exclusive, mais absolue il adorait le plus jeune de ses frères.
C'est lui qui avait guidé les premiers pas de celui-ci dans la rude vie des montagnes, et c'est avec une sollicitude attentive qu'il avait surveillé l'adolescence espiègle de Louis."

 


Luigi Croquignard, le cadet.
"Louis avait 20 ans. C'était un robuste jeune homme, imberbe encore, il avait une physionomie avenante. Son visage encadré d'une abondante chevelure châtain, s'éclairait de grands yeux bleus. Avec sa taille de 1,70m, il dominait ses 2 frères. Chaussé de solides brodequins, invariablement coiffé d'une casquette de drap sombre, il était toujours par monts et par cols. Skieur renommé, il affrontait, insouciant du danger, les périlleuses ascensions des cimes que l'hiver avait recouvertes de neige, et acquérait ainsi chaque jour davantage cette expérience de la montagne qui devait si bien servir à lui et à son frère Alexandre pour se moquer longuement des poursuites acharnées des carabiniers italiens et des gendarmes français.

Louis avait cependant un défaut, il était cruel. Il avait manifesté ce travers dans diverse circonstances de sa jeunesse. Il tuait pour le plaisir de voir souffrir et mourir. Ce sentiment de cruauté, cet irrespect de la vie des autres, nous les retrouverons entiers, dans les divers actes criminels reprochés à Alexandre et Louis Croquignard. Jamais Louis n'eut de pitié ; il tua même lorsqu'il eut pu l'éviter."


DosCouv

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:22

Al-guerre.jpg

 Page de présentation des Hautes-Alpes

et de l'entrée en guerre du pays.


"La guerre! c'est une chose trop grave pour la confier à des militaires. "

  Georges Clemenceau,  "Pére la victoire" au volume 1 "Perd la victoire" au volume 2... 

 

(Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir)


 

Ces images ne sont pas libres de droit,

elles appartiennent à Quebeuls/Les Editions du Fournel
GM

 

 


La première
guerre
mondiale


Si on connait assez bien les évènements du côté français, nous voulions surtout comprendre les motivations de la désertion des Croquignard. Nous avons ainsi découvert beaucoup de choses sur ce qui s'est passé du côté italien.




Pour la France, nous vous laissons à vos manuels d'Histoire ou, mieux, retrouvez l’excellent  TARDI avec, entre autres, la BD « Putain de guerre ».

Nous 
parlerons juste des Zeppelins, qui apparaissent succinctement dans la BD.

Lorsqu'Alexandre se fait arrêter à Gap, un Zeppelin se pose à Laragne. Nous avons inséré cet événement dans la BD car cela nous interpellait. Pourquoi un Zeppelin se trouvait-il dans les Hautes-Alpes ?
Après la lecture d'articles sur ce sujet, il nous a paru intéressant d'en faire profiter le lecteur.

 



L'odysée des 11 Zeppelins

en particulier celui qui s'échouera vers Laragne-Montéglin

Le seul Zeppelin pris intact, celui de Bourbonne-les-bains (en fait Serqueux).

Dans la nuit du 19 au 20 octobre 1917...Le raid le plus "fabuleux" des Zeppelins ! Il fit de nombeux dégats, causa la mort de 34 personnes et fit 45 blessés.
Dans la BD nous parlons de 13 Zeppelins, en fait il n'y en a eu que onze. Il semblerait que le raid devait en comporter 13 mais que seulement 11 ont réussis à décoller.
Comme les communiqués de l'époque parlent de 13 dirigeables, nous avons gardé ce chiffre avec le mention "il parait que".

Ce sont des Zeppelins de marine partis bombarder l'Angleterre, il  n'existait plus de Zeppelins de terre. Une tempête les oblige à survoler la France alors qu'ils rentrent
chez eux. Voici le détail des aéronefs qui ne sont pas rentrés :

- Le L44 est touché par des tirs de la DCA et s'écrase en feu à Chennevrières;

- Le L45 doit se poser à Sisteron, au confluent de la Buèche et de la Durance, à cause d'une panne des trois moteurs. L'équipage (17 hommes) est capturé, aprés avoir détruit l'engin. Ils se croyaient en Suisse.

- Le L-49 qui descendait près de Neuf-Château pour tâcher de dégeler son moteur et s'orienter, fut attaqué par l'escadrille "Les Crocodiles". Le géant de l'air est très endommagé et il est contraint de se poser près de Bourbonne-les-Bains. Le L49 et ses 19 hommes tombent aux mains des Français,  à 110 kilomètres des lignes allemandes. Un chasseur, Jules Boiteux, empêchera l'équipage d'y mettre le feu.

- Le L50 s'écrase dans les flots à Fréjus, on n'a jamais retrouvé sa carcasse.

- Enfin le L-55 réussit à rejoindre les lignes allemandes et atterrir à Tiefenfort mais en si piteux état qu'il s'abîme et flambe de lui-même dès que son équipage l'a quitté !


Le Zeppelin de Laragne


Destruction et récupération de l'aluminium

DosCouv

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:08

 

hibou.jpg

Volume 1

Bandits-fantômes dans les Alpes

 

 

Nuit du 15 août 1918.

 


Pour vous présenter le ton de l'album : une suite de pages

des Croquignard - Bandits fantômes dans les alpes


-Vous pouvez cliquer sur les pages pour les agrandir-

Ces images ne sont pas libres de droit,

elles appartiennent à Quebeuls/Les Editions du Fournel

cure1cure2cure3cure4.jpgDosCouv

 


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 14:02

L'Argentièrois

 

 



L'argentière-La Bessée

C'est au dessus de La Bessée,  que se cachent les Croquignard.
Ils  y sont venus travailler en 1909 lors des "Grands travaux"
C'est leur port d'attache, avec un repaire introuvable
duquel ils lanceront leurs raids.
Pietro y est installé comme cordonnier


V2aiguillonLe mont Aiguillon où se trouve le repaire.


V2-ALBMai5
Animation nocturne à La Bessée...


V2 GamonetLe pont Gamonet, au sortir des gorges de la Durance.

 Aujourd'hui c'est le départ de la Via ferrata,

mais cette nuit du 2 mai 1919, on y trouvait le gendarme Bossard et le brigadier des forêts Martin...



La Roche de rame

transhumance.jpgLa tratagna arrive à La Roche


Lac-RdrLe lac, à l'époque




Champcella

 

FauresLes Faures, une magnifique ancienne ferme.

 

FreissinièresfreissinieresAu dessus de Freissinières, au loin la vallée de la Durance

DosCouv

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 08:44
On étayera bientôt cet article sur le Bienno rosso.
C'est la période révolutionnaire italienne qui a lieu à partir de 1919
avant d'être écrasée sous la botte fasciste.
(Mars 1919 : création des faisceaux de combat de Mussolini).
En 1919, il y a aussi l'annexion de Fiume par les troupes de Gabriele d'Annunzio...biennio-rosso.jpg
C'est une période de grande agitation sociale.



Un fond mural pour illustrer l'époque et l'action.
Nous nous retrouverons à Villanova di Asti.
Le brigadier des carabiniers Gatti, chargé de contrôler les titres de permission des soldats, va faire une bien terrible rencontre...

DosCouv

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 20:51
V2-LaTuile Quelques cases ou pages
tirées du prochain volume.
(celui qui parait en novembre 2010, que même qu'il sera bien !)
Pour les dessins de villes, villages et paysage du vol.2
voir cette catégorie 
 

intro2
La page de résumé du volume 2, sans son texte.
Cette page expliquera aussi le contexte historique de l'année.

 

Le gardien-chef Mariani, responsable de la prison de Briançon,sur son registre d'écrou.

Mont-Dauphin V2-MtDauphin-chantMont-Dauphin, forteresse Vauban récemment

inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
On retrouve cette place-forte, au moment du départ
des réfugiés serbes, accueillis depuis 1915.
Ils chantent la Marseillaise et l'hymne national serbe.
(Mont-Dauphin accueillait aussi des réfugiés du Pas-de-Calais)

 
aah.jpg
La nuit du 1 au 2 mai 1919

 Savines 
a-terre.jpgLe gendarme Dedieu, à terre

Talucco, Italie
faux-croq
Une arrestation pas très mouvementée


La Bessée
V2-menuisier
Menuisier

Parcher de Vallouiseasile.jpg
Ernesto, au repos

repaire.jpg
Le repaire en hiver

savines.jpg
Gendarmes à Savines (le vieux Savines)

V2-brindisi

DosCouv

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:02

 briancon.jpg Des images du briançonnais

issues des deux tomes

-De Montgenèvre à Prelles-

 

 


  Montgenèvre

Mont-genevre.jpg 

La frontière avec l'italie


 

Nevache.jpgEn descendant, on surplombe la vallée qui mène à Briançon.

Case coupée au montage du Vol.1.

 

 

 

 0°-

Les Croquignard empruntent souvent le col de Bousson, dans les deux sens. C'est la route la plus rapide pour chez eux.

Le col mène aux Fonts de Cervières, puis à Cervières, d'où l'on peut se diriger soit sur Briançon, soit vers le Queyras par le col de l'Izoard.

 

 


Cervières

Cervieres.jpg


Cervieres2Le café Jouve

 

 

 

le pont Baldy sur la Cerveyrette.

Pour relier plus rapidement les épis défensifs de La croix de Bretagne et de l'Infernet se trouvant de part et d'autre, le commandant Baldy, chef du génie, décide en 1892 la construction d'un pont au point le plus étroit. Constitué d'un seul arc, ce pont correspondait aux nouvelles prouesses techniques de l'époque.

Ce pont surnommé à l'époque le "pont de la mort" a été détruit en 1944.

 

 

 

 

 

Briançon

Alexandre a une petite amie italienne qui travaille à l'usine de Schappe. Ils iront aussi au "Moulin bleu" la maison de tolérance.  

Il existe aussi une prison dans la vieille ville.

briancon-copie-1L'entrée de la ville

 


La rue de la petite Gargouille à Briançon.
Gargouille.jpg

La Gargouille est le canal qui coule au milieu de la chaussée.
Il y a bien entendu la rue de la Grande Gargouille,
qui est la rue principale de la Vieille-Ville.


 

boules.jpgPartie de boules au Champ de Mars


 

francois1.jpgFontaine François 1er

 

 

Briancon-ste-catherine.jpgL'hiver, au pied de la grande chaussée.

Briançon Sainte-Catherine.

Case 1 du volume 2, Ernesto va retrouver ses frères, nous sommes le 23 janvier 1919.

 0°-


Prelles

 

 
Le barrage
C'est ici, à Prelles, que part la captation des eaux de la Durance pour l'emmener par le moyen d'un long tunnel perçé sous la montagne jusqu'aux conduites forcées des usines de l'Argentière.
Les Croquignard y visitent une boulangerie
et là aussi qu'aura lieu une tragique méprise.

DosCouv

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 12:51

  

Planche.jpgGilbert Planche, instigateur
d es grands travaux
de l'Argentière.

 Planche

,(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

 

 

Né le 04/06/1866 à TARARE     Mort le 24/05/1924 à GAP


Arrivé en 1888 à l'Argentière et prospecte.

Anecdote : parti dans les torrents et rivières, il lance des bouteilles pour calculer le débit. Des paysans soupçonneux le dénoncent à la gendarmerie où il devra s'expliquer.

 

Il se décide pour le site de l'Argentière afin d'y créer l'infrastructure nécessaire à la réalisation de ses projets. L'usine produira l'aluminium auparavant importé d'Allemagne, elle sera à l'époque la plus grande centrale productrice d'électricité.

Il fera de gigantesque travaux afin d'amener la "houille blanche sur le site.
2 tunnels creusés dans la montagne, un partant de Prelles, long de 1500m, l’autre du tunnel de Vallouise d'une longueur de 7500m. jusqu'au "Siphon", une conduite forcée arc-boutée qui franchit le sgorges de la Durance et qui représente encore aujourd'hui un magnifique travail de l'Art industriel.

(d'une hauteur de 110 m, une portée de 64 m et un diamètre de 2,65 m.

Sa construction a nécessité l'installation d'un échafaudage en bois de 300 m3).

ALB-Siphon b

 



La tour-horloge des Hermes, construite à son initiative en 1922, est aussi dorénavant une figure emblématique de l'Argentière-la Bessée. Dominant la gare et la zone industrielle de l'Argentière, ses 4 cadrans rythmaient les journées de travail des ouvriers, qui ne devaient plus avoir d'excuses pour arriver en retard.

Tour.jpg

Biographie de Gilbert Planche

Extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Jolly)

PB-elec19
Député des Hautes-Alpes de 1914 à 1919 et de 1921 à 1924.

Gilbert Planche, qui a le tempérament d'un homme d'action, se lance très tôt dans la vie active. Il s'intéresse essentiellement aux chemins de fer locaux qui se construisent partout en France et dans les colonies françaises ainsi qu'à l'énergie électrique qui commence à faire son apparition dans le domaine industriel.


Dès le début de ce siècle, Gilbert Planche accède à la responsabilité de nombreuses sociétés et réalise des travaux considérables tant dans le sud de la France que dans les colonies françaises d'Afrique. A l'âge de 45 ans, il se trouve à la tête d'importantes affaires industrielles.


En Afrique, il construit une partie de la ligne de Cotonou au Niger et la ligne de Brazzaville à Mindouli.

Il est directeur de la Compagnie minière du Congo français, qui met sur pied l'exploitation des mines de cuivre de cette colonie.


En France, il est président, gérant ou administrateur de sociétés de tramways ou chemins de fer d'intérêt local dans l'Ardèche, la Corrèze, le Rhône, la Saône-et-Loire, le Lot.


En tant qu'entrepreneur de travaux publics, Gilbert Planche construit de nombreuses usines hydro-électriques et électro-métallurgiques en Savoie et dans les Hautes-Alpes, parmi lesquelles on peut citer celles de La Praz, Notre-Dame de Briançon et du Massif de Pelvoux.


Il commence sa vie politique en faisant acte de candidature aux élections cantonales de 1907 à L'Argentière (Hautes-Alpes). Elu le 28 juillet, son mandat lui sera constamment renouvelé jusqu'à sa mort par les électeurs de ce canton où il avait créé de nombreuses activités industrielles, apportant ainsi l'aisance à cette petite région où à peu près tous les habitants étaient ses obligés. Au sein du Conseil général, il est élu vice-président et président de la commission départementale.


En 1910, Gilbert Planche se présente pour la première fois à la députation dans l'arrondissement de Briançon. Arrivé en deuxième position au premier tour de scrutin, il se désiste en faveur de M. Merle, député sortant socialiste, mieux placé, qui sera pourtant battu par M. Toy-Riont.


En 1912, lors du renouvellement sénatorial, il se présente en compagnie de M. Euzière, ancien député, président du Conseil général. Ils sont battus par leurs concurrents, MM. Blanc, député, et Vagnat, sénateur sortant, candidats de l'union républicaine.

Ces échecs ne le découragent pas et, en mai 1914, il est de nouveau candidat à la députation à Briançon. Il l'emporte au second tour de scrutin avec 3.134 voix contre 1.756 à M. Cabannes, son adversaire de droite.


Il appartient aux commissions suivantes : travail, comptes définitifs et économies, marchés, énergie hydraulique. Au nom de ces commissions, il dépose plusieurs rapports, dont un très important, sur les marchés conclus par l'Etat depuis le début de la guerre. En outre, il est élu par la Chambre membre du conseil supérieur du travail.


En novembre 1919, il est candidat sur la liste d'union républicaine, radicale et socialiste, avec MM. Peytral, député sortant, et Soulié. Ils sont battus par la liste de concorde républicaine conduite par le troisième député sortant du département, M. Bonniard.


Son éloignement de la Chambre ne sera pas long. En mai 1921, il est réélu député à la faveur d'une élection partielle provoquée par la démission de M. Bonniard, élu sénateur. Sa santé devient, dès lors, assez mauvaise et il ne prend pratiquement aucune part à l'activité législative.

Le 11 mai 1924, il est néanmoins candidat sur la liste du cartel des gauches, qui remporte les trois sièges du département.


Au lendemain de sa réélection, il est contraint de s'aliter et meurt quelques jours plus tard, le 24 mai.


 

 


La suite n'est pas très intéressante,

il s'agit de vifs échanges entre M. Planche et M. Valentin Chabrand,

par journaux interposés.

 



Gilbert Planche dans nos recherches, nous a posé un problème. Il est considéré comme un bienfaiteur, un buste a été érigé dans le parc du Chateau Saint-Jean à L'argentière-La bessée, il a changé le visage de la vallée de par ses réalisations et par l'essor économique qu'il lui a donné. Mais aussi on le considére comme un industriel ayant acheté tous les droits des cours d'eaux de la région de l'Argentière et des terrains où il allait construire ses usines.

Planche0
PlanchePlanche2-1921-APlanche2-1921-B1Planche2-1921-C1

Planche2-1921-rep-A1Planche2-1921-rep-A2Planche2-1921-rep-B1Planche2-1921-rep-C1



Anonyme



Un autre article que je n'ai pas en entier,
j'essaierai de retrouver le journal.

On y trouve une allusion au barrage de Serre-Ponçon.
Déjà à l'époque il en était question.
On parlait aussi du tunnel ferroviaire Briançon-Oulx...
Planche1b0Planche1b1
------Planche2b1Planche2b2

DosCouv

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 15:24

  Nevache.jpg

Des crobards,

des cases coupées au montage,

des dessins hors BD...

 

 

 

 

 


Le rémouleur - l'amoulaïre 

remouleur.jpg 

"Couteu, ciséu se refan be, vequi l'amoulaïre, s'en restera gaïre, pechaïre !"

(couteaux, ciseaux se refont beaux, voici le rémouleur, il ne restera guère, peuchère !)

de Brindilles et broutilles briançonnaises- Roger Merle - Editions de la librairie des Hautes-Alpes

 


 

 2010b

  Carte de voeux 2010

 

 


 Page de garde de la BD (vol.1) - Les Croquignard et l'actualité



Une famille arrivant en villégiature, ils vont à Pelvoux
 

  Carte 2009

 

 

 

 

Hautes-Alpes 1900

 




 
Briancon.jpgPremière ébauche de la rue de la petite Gargouille, Briançon

conscrit.jpg
Un dessin qui avait sauté dans le Vol.1 du genre les dessins humoristiques que l'on trouvait dans les journeaux d'époque. Comme Corinne le regrettait, on l'a placé dans les montages des pages de garde.

mora.jpg
La partie de Mora
Un jeu très à la mode à cette époque, qui se joue avec les doigts d'une main.

Alb-crob.jpgLes Croquignard qui auraient un passage secret dans la tour des Hermes à l'Argentière-La bessée.

DosCouv

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